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Posted by: | Posted on: juin 3, 2018

FOCUS – Lors des débats parlementaires sur la loi Asile et immigration, les députés LR ont interrogé avec insistance mercredi soir la ministre Jacqueline Gourault sur l’existence d’un plan qui viserait à attribuer des titres de séjour à 40.000 immigrés en situation irrégulière.

À l’occasion des débats parlementaires sur la loi Asile et immigration dans la nuit de mercredi à jeudi, l’existence d’un «plan caché de 40.000 régularisations» d’immigrés en situation irrégulière a agité les bancs de la droite et mis en difficulté Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb. La membre du gouvernement s’est emportée contre le président du groupe LR Christian Jacob, reprochant aux députés de droite de bloquer l’avancée des débats.

«Il n’y a pas de plan secret, mais il y a toujours des régularisations, il y aura un débat», a expliqué la ministre au Talk du Figaro ce jeudi, précisant qu’elle ne savait pas combien de personnes seraient concernées par ces régularisations. «On regarde en fonction des situations (….) Nous voudrions éviter qu’il y ait sur le territoire des sans-papiers depuis plus de 10 ans», assure-t-elle.

De leur côté, les députés LR invoquent un article du Monde pour justifier leurs interrogations. Ce texte ne mentionne pas explicitement un «plan caché de 40.000 régularisations». Il transcrit en revanche les propos de députés de la majorité souhaitant que la question des régularisations soit abordée après le vote de la loi Asile et immigration. «On s’intéressera sûrement à la question de ces personnes en France sans titre de séjour (…) Il y a 300.000 personnes sans droit, qui sont depuis des années en France et qui ne peuvent pas travailler, qui travaillent au noir, pour lesquelles on doit trouver une solution. Si on veut intégrer, il y a des personnes qu’on ne peut pas laisser dans ces situations», affirme ainsi le député LREM Pierre Person, cité dans les colonnes du quotidien.

Des titres de séjour provisoires pour ceux qui travaillent

Le Monde rapporte également les propos d’un élu de la majorité, sans le nommer, qui estime que les régularisations représenteront «autour de 10% des 300.000 sans-papiers», ce qui équivaut donc à un chiffre de 30.000 et non de 40.000 personnes. «Lorsque nous aurons examiné l’ensemble des articles de cette loi, nous pourrons débattre de ce qu’il convient de faire au sujet des personnes qui se trouvent sans statut. Nous aurons ce débat, a-t-il promis, mais ce n’est pas aujourd’hui qu’il faut l’avoir», avait quant à lui déjà précisé le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb.

En réalité, de telles régularisations de personnes en situation irrégulière n’ont rien de nouveau. «La vérité, bien qu’on n’en parle évidemment pas beaucoup, c’est que de telles régularisations ont lieu tous les ans. La polémique ne signifie pas grand-chose, sauf s’il y avait une augmentation de ces régularisations qui était décidée en plus de ce qui se fait chaque année», estime un haut fonctionnaire du ministère de l’Intérieur cité par le Figaro. Il précise: «Sur les 263.000 immigrés qui ont obtenu un titre de séjour l’année dernière, de 30 à 40.000 d’entre eux l’ont obtenu au titre d’une régularisation, c’est-à-dire qu’ils étaient auparavant sur le sol national en toute illégalité». Des chiffres qui correspondent donc à l’estimation annoncée dans l’article du Monde.

Parmi ces personnes immigrées régularisées, la majorité d’entre elles le sont, selon lui, au titre de «l’admission exceptionnelle au séjour», une disposition législative introduite en 2007 et élargie en 2011, qui permet à des étrangers non européens en situation irrégulière d’obtenir une carte de séjour «vie privée et familiale», «salarié» ou «travailleur temporaire». Ce sont les préfectures qui délivrent ces titres provisoires d’un an, destinés notamment aux immigrés illégaux qui peuvent néanmoins justifier d’une activité professionnelle durant plusieurs années.

Posted by: | Posted on: mai 29, 2018

LOI ! Infos

 

Comme vous le savez sans doute, les pouvoirs publis s’apprêtent à voter une nouvelle loi sur la réforme du droit d’asile et de l’immigration. Adoptée à l’Assemblée Nationale, cette loi doit maintenant être débattue et votée au Sénat.
L’adoption définitive de cette loi constituerait un recul sans précédent sur le droit d’asile et des personnes étrangères
en France :
• l’augmentation de 45 à 90 jours, voire 135 jours, de la durée possible d’enfermement dans les centres de rétention administrative, 
• la diminution du délai de recours (de 30 à 15 jours) devant la Cour Nationale du Droit d’Asile, ce recours devenant non suspensif d’une expulsion, 
• la réduction de 120 à 90 jours du délai pour déposer une demande d’asile 
• le passage de 16h à 24h de la durée de retenue administrative, sans avocat.
C’est pourquoi les collectifs de sans papiers organisent à Paris une manifestation le samedi prochain  2 juin 2018  contre la mise en place de cette nouvelle législation :
https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/230518/manifestation-contre-la-loi-asile-immigration-le-2-juin
Soyons nombreux à venir exprimer notre opposition à ce texte afin de se faire entendre des sénateurs !
Posted by: | Posted on: mai 25, 2018

Réfugiées ! Urgence hébergement

Campements parisiens : nous demandons l’hébergement en urgence des personnes réfugiées

Une simple exigence de dignité

A Paris, depuis près de dix semaines, plus de 2 400 personnes originaires pour la plupart de la corne de l’Afrique et d’Afghanistan vivent dans des conditions extrêmement précaires, réparties sur trois campements. L’un se situe en plein cœur de Paris sur les bords du Canal Saint-Martin, un second se déploie sur un nœud autoroutier à l’intersection des périphériques Nord et Sud et le troisième, le plus important, regroupe sous un pont 1 600 personnes à la porte de la Villette.

Les différents acteurs du secteur de l’urgence sociale présents sur les lieux constatent une dégradation très importante, jour après jour, de l’état sanitaire et psychologique de cette population. Chaque centimètre carré disponible est prétexte à tensions dans un climat d’extrême précarité.

Dans ces conditions et sans intervention rapide des pouvoirs publics, les drames sont inévitables. Récemment, deux personnes sont décédées par noyade. D’autres ont été admises à l’hôpital en urgence absolue suite à des agressions. Les conditions de vie indignes des migrants en errance et sans solution d’hébergement s’aggravent de jour en jour. La sécurité et la santé des personnes vivant sur les camps, mais aussi des acteurs associatifs et des riverains ne sont plus assurées.

Il y a, à partir d’une situation d’indignité totale, un grave problème d’ordre public qui se dessine. L’exigence de dignité, de simple humanité, de respect de nos obligations vis-à-vis du droit d’asile comme des droits fondamentaux de chaque être humain nous amène à demander aux pouvoirs publics une opération de mise à l’abri humanitaire d’urgence garantissant un hébergement digne dans la durée, avec accompagnement social et sanitaire. Laisser se détériorer cette situation ne peut être une option raisonnable en République.

Nous, signataires de cette pétition, en appelons donc à la sagesse et à la promptitude du gouvernement.

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Premiers signataires :

Thierry Le Roy, président et Pierre Henry directeur de France terre d’asile

Louis Gallois, président, et Florent Guéguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité

Arthur Anane, président de la Fédération des acteurs de la solidarité Ile-de-France

Constance Baud, présidente de l’association Robins des Rues

Laurent Berger, secrétaire général  de la CFDT

Luc Bérille, secrétaire général et Emilie Trigo, secrétaire nationale « Droits et Libertés » de l’UNSA

Pierre Coppey, président de l’Association Aurore

Nicolas Clément, Président du collectif Les morts de la rue

Thierry Debrand, Président de la Fédération des Associations et des Acteurs pour la Promotion et l’Insertion par le Logement

Jean-Baptiste de Foucauld et Pierre Guillaume, coordinateurs du Pacte civique

Estelle Denize, présidente, et Nawel Laglaoui, directrice d’Hors la Rue

Laurent Desmard, président, et Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre

Jacques Desproges, président et Rémi Tricart, directeur général d’Emmaüs Défi

Patrick Doutreligne, président de l’UNIOPSS

Jean-Marie DRU, président de l’UNICEF France

Paul Duprez, président et Bruno Morel directeur d’Emmaüs Solidarité

Antoine Durrleman, président du CASP

Jean-Jacques Eledjam, président de La Croix-Rouge française

Marie-Hélène Franjou, présidente de l’Amicale du Nid

Claire Hédon, présidente d’ATD Quart Monde

Jean-Michel Hitter, président de la Fédération Entraide Protestante

Geneviève Jacques, présidente de La Cimade

Thierry Kuhn, président d’Emmaüs France

Jean Baptiste Legrand, Les Enfants du Canal

Rachid Lalhou, président du Secours Islamique France

Xavier de Lannoy, président, et Christian Nicol, président délégué de la Fédération SOLIHA

Olivier Leboucher, président d’Habitat et Humanisme

Françoise Léger, présidente de l’association ACR

Jean Baptiste Legrand Lengrand, secrétaire général URI CFDT Ile-de-France

Jean-Louis Loirat, président de l’Association des Cités du Secours Catholique

Jimmy Losfeld, président, et Nassim Mekeddem, vice-président en charge de la défense des droits, de la FAGE

Philippe Louis, président, et Pascale Coton vice-présidente de la CFTC

Vincent Mahé, président de la Rose des vents

Daniel Naud, président de la Fondation de l’Armée du Salut

Eric Pliez, président du Samusocial de Paris

Denis Reboul-Salze, président, et Nadine Dusser, directrice de l’UNHAJ

Sylvie Reysset, présidente de l’Union Nationale des Comités Locaux pour le Logement Autonome des Jeunes (UNCLLAJ)

Malik Salemkour, président de la Ligue des droits de l’Homme

Françoise Sivignon, présidente de Médecins du Monde

Jean-Paul Vaillant, président de l’UNAFO