lundi, octobre 6th, 2014

now browsing by day

 
Posted by: | Posted on: octobre 6, 2014

Une centaine de manifestants à Perpignan pour la régularisation des sans-papiers

Le collectif des sans-papiers de Perpignan, soutenu par une quinzaine d’organisations, a manifesté ce samedi après-midi, de la place la République jusqu’à la préfecture, en passant pas la place Cassanyes. Ils ont réclamé la régularisation de tous les sans-papiers, dont la trois-centaine de personnes en situation irrégulière qu’on estime présentes dans les Pyrénées-orientales
manif-sans-papiers-001
« Des papiers pour tous ». C’est ce qu’ont réclamé une centaine de personnes qui ont manifesté dans les rues de Perpignan ce samedi après-midi. Une quinzaine d’organisations, associations, partis politiques et syndicats se sont mobilisés pour soutenir le collectif des sans- papiers perpignanais, qui s’occupe d’une trentaine de personnes en situation irrégulière. Ils ont partis de la place de la République, pour aller déposer les dossiers de ces trente personnes sur le bureau de la préfecture.

Selon, Gabriel Llesta, le président l’association de soutien aux travailleurs immigrés (Asti) du 66, « régulariser des sans-papiers est plus difficile depuis deux ans, et la parution de la circulaire de Manuel Valls, par exemple, actuellement, on exige cinq ans de présence et huit bulletins de salaire pour être régularisé, alors que sans papiers, il est impossible d’obtenir des bulletins de salaire puisque l’employeur ne peut pas déclarer la personne », explique Gabriel Llesta qui estime à 300 le nombre de sans-papiers dans les Pyrénées-orientales.

Autre mesure qui complique la régularisation des sans-papiers « lorsque les sans-papiers ont des enfants, ils doivent être scolarisés depuis au mois trois ans. Le problème c’est que lorsque des personnes ont des jeunes enfants, même s’ils sont en France depuis cinq ans, elles ne peuvent pas être régularisées si leurs enfants ne sont pas scolarisés depuis trois ans. » Gabriel LLesta reproche aux représentants de l’Etat de s’abriter derrière cette circulaire

« un préfet peut toujours régulariser des sans-papiers en s’appuyant sur d’autres critères que ceux de la circulaire car elle n’a pas force de loi ».Gabriel Llesta, Asti 66

Parmis ceux qui se battent pour être régularisés, il y a Aman. Le jeune homme d’une vingtaine d’années à fuit l’Afghanistan avec sa famille, menacé par les conflits inter-religieux. Ca fait quatre ans qu’il réclame des papiers: « Je n’ai pas pu travailler cet été parce que je n’avais pas de papiers. J’avais fait un stage dans une entreprise, qui était prête à m’embaucher mais quand je leur ai dit que je n’avais pas de papiers, ils ont refusé de me prendre pour ne pas être hors la loi. »

Du coup, « beaucoup de sans-papiers travaillent au noir », regrette Garbiel Llesta, pour qui la bonne solution, c’est la régularisation. Les manifestants trouvent injustes que les réfugiés politique ne puissent pas acquérir la nationalité française. « Ils ne peuvent pas quitter le territoire car sinon on les renvoit dans leur pays », s’inquiète Nicole Mathieu, la présidente de la Cimade 66, l’association de solidarité active avec les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile. « Il faut que les gens soient au courant de la situation des réfugiés politique en France. Ils sont en danger dans leur pays et ici, ils n’ont pas les mêmes droits que nous. Ils sont dans une sorte de no man’s land intolérable ».

« La Terre appartient à tout le monde, il ne devrait pas y avoir de frontières »

Fatouma, une jeune femme qui s’époumon en tête du cortège, ne comprends pas pourquoi quelqu’un qui n’aurait pas de papiers, n’aurait pas les même droits qu’elle: « j’ai la chance d’être française, même si je suis d’origine algérienne. Je me dis que la Terre appartient à tout le monde, il ne devrait pas y avoir de frontières. »
Source : http://www.francebleu.fr/infos/manifestation/une-centaine-de-manifestants-perpignan-pour-la-regularisation-des-sans-papiers-1827714