septembre, 2014

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Posted by: | Posted on: septembre 4, 2014

La mort d’un Algérien sans-papiers provoque la colère des associations françaises qui exigent que justice soit faite

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Une semaine après la mort d’Abdelhak Goradia, un Algérien de 51 ans, décédé dans des conditions troubles au cours de son expulsion vers l’Algérie par la police française, les associations et collectifs de sans-papiers se mobilisent pour que ce tragique incident ne tombe pas immédiatement dans l’oubli.

Une manifestation a ainsi été organisée vendredi 29 août à Paris, à l’appel de la coordination parisienne des sans-papiers pour exprimer « la révolte, l’indignation et le refus radical de la politique d’immigration hyperviolente menée en France et en Europe par l’Etat Français de gouvernement socialiste, et sa police, et cela depuis tant d’années sans interruption », annoncent les organisateurs dans un communiqué publié jeudi 28 août.
Parti de la Place de la République vers 14 heures, le cortège composé d’une centaine de personnes s’est ébranlé vers le Centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes où Abdelhak Goradia était détenu avant son expulsion.
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« ll est de notre devoir de dénoncer le plus fortement possible ce qui vient d’arriver, le jeudi 24 août 2014, à Abdelhak Goradia », souligne le communiqué qui appelle à ce que « justice soit faite » et que « l’enquête fasse toute la lumière sur la mort d’Abdelhak Goradia ! »
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Sur les banderoles et dans les haut-parleurs, les manifestants ont aussi réclamé « l’arrêt des expulsions, la fermeture des CRA, la régularisation de tous les Sans-papiers et la liberté de circulation et d’installation »
Grève de la faim au centre de rétention de Vincennes

Depuis la mort de leur camarade, les détenus du bâtiment 1 du CRA de Vincennes sont en grève de la faim.

“Nous, retenus du bâtiment 1 du CRA de Vincennes, demandons que des journalistes puissent venir voir les conditions de vie dans le centre, que les acteurs des violences envers M. Goradia soient punis, car ils l’ont tabassé à mort, que la durée de rétention soit réduite de 45 à 20 jours car il y a trop de violences…. « , indiquent-ils dans un communiqué du 23 août .

Malgré la pression, les grévistes poursuivent leur action « pour ne pas que ça se reproduise » comme ils l’expliquent dans un autre communiqué daté du 24 août.

« On est toujours en grève de la faim. La nuit a été calme. Mais les policiers continuent de nous provoquer. Ils veulent qu’on mange et ils nous cherchent, ils veulent qu’on craque. D’habitude il y a 2 policiers dans les parties communes, là ils sont 5 ou 6…”
Les circonstances de la mort du ressortissant algérien n’ont toujours pas été annoncées par le parquet de Bobigny chargé de l’enquête qui ne communique d’ailleurs plus sur l’affaire et renvoie au ministère de l’intérieur. Tandis que la police a d’abord invoqué une « mort naturelle », l’autopsie a révélé qu’il était mort par asphyxie.

Source : http://www.huffpostmaghreb.com/2014/09/02/sans-papiers-manifestation_n_5753780.html

Posted by: | Posted on: septembre 1, 2014

Paris : les coiffeuses sans papiers portent plainte pour « traite d’êtres humains »

5401b60754edeCoiffeurDes coiffeuses sans papiers du quartier de Château-d’Eau à Paris, avec la CGT-Commerce, qui les soutient, ont porté plainte au début d’août pour « traite d’êtres humains, travail dissimulé, faillite frauduleuse, escroquerie, conditions de travail indignes, abus de vulnérabilité, rétribution inexistante ou insuffisante ». C’est ce qu’a révélé le syndicat vendredi.
Depuis le 24 juillet, une vingtaine de salariées originaires de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Nigeria ou du Mali, occupent à tour de rôle leur salon au 57, boulevard de Strasbourg, près de la Gare de l’Est. Quitte à rester sur les lieux jusqu’au 23 octobre, date à laquelle elles sauront si le juge des référés décide de leur expulsion, comme le demande leur ancien patron.
Elles étaient payées « à la tâche » (ce qui est illégal) près de 400 euros par mois en travaillant 7 jours sur 7, de 9h à 23h le soir. Elles se sont mises en grève le 22 mai. Les jeunes femmes ont obtenu début juin, sous la pression de la CGT, des contrats de travail.
Des conditions de travail déplorables
Mais, le 8 juillet, l’employeur a déposé le bilan. Salariées et CGT ont alors porté plainte le 6 août pour « traite d’êtres humains, faillite frauduleuse, escroquerie, conditions de travail indignes, abus de vulnérabilité, rétribution inexistante ou insuffisante », selon la CGT.
« On est dans un véritable système d’exploitation organisé de travailleurs vulnérables. Elles travaillent dans des conditions déplorables avec des produits chimiques achetés à bas prix », a déclaré Marilyne Poulain, responsable à la CGT du commerce parisien lors de la conférence de presse organisée dans le salon de coiffure.
« C’est une zone de non-droit du travail. Il faut que les services de police enquêtent et assurent la protection de ces salariés », a-t-elle insisté.
Intimidations des exploitants de salons
Massandie, Ivoirienne de 25 ans et Aïcha, Malienne de 42 ans témoignent des intimidations des nombreux exploitants de salons du quartier.
« On nous dit que c’est une cause perdue. Gagner le Smic à Château d’Eau, ce n’est pas possible! Si nous perdons cette lutte pour obtenir des indemnités et des papiers, cela enverra un très mauvais signal pour les gens qui travaillent ici », a souligné Massandie.
« Ils se moquent de nous et nous disent qu’on ne va plus jamais trouver du travail sur le boulevard », a poursuivi Aminata.
Vendredi, la CGT a écrit une lettre ouverte au Préfet de police de Paris, lui demandant une « protection immédiate » pour les salariés « par l’obtention d’un titre de séjour ».
La CGT rappelle que dans la circulaire Besson de février 2009, « il est important que le salarié qui porte plainte puisse avoir accès au travail pour sortir du milieu dans lequel il a subi une exploitation » et « ne pas renouer avec le milieu de la traite ou de la prostitution ».
« Un système mafieux »
Mais plus encore, comme l’expriment les coiffeuses, c’est « tout un système mafieux, qui régit Château d’Eau depuis des années » et auquel les employées ont décidé de s’attaquer. « Une poche de non-droit, en plein Paris, où l’on pratique la traite des êtres humains, l’exploitation de personnes vulnérables, dénoncent les représentants de la CGT. Au point que les gérants de ces enseignes se concertent pour que pas plus de sept salariés par boutique s’expriment dans la même langue. Un stratagème pour éviter qu’ils se liguent contre les patrons ».
Avec AFP