août, 2014

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Posted by: | Posted on: août 26, 2014

Abdelhak Goradia, sans-papier, est mort lors d’une expulsion

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Communiqué de Sans Papiers Ni Frontières sur la mort d’Abdelhak Goradia lors d’une expulsion et grève de la faim au CRA de Vincennes.

Jeudi 21 août 2014 à 21h, Abdelhak Goradia est décédé alors qu’il était conduit par les flics à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle pour être expulsé vers l’Algérie. Il avait réussi à refuser une première fois son expulsion le 16 août dernier.
Selon la version policière, c’est dans le fourgon en arrivant à l’aéroport qu’il serait décédé d’« une crise cardiaque ». [24 août : la justice annonce maintenant qu’il serait mort par asphyxie et régurgitation] Comme toutes les personnes mortes entre les mains des flics !

A 19h, Abdelhak Goradia se portait parfaitement bien et 2 heures plus tard, il était mort… Circonstances plus que troubles.
Il y a 6 ans, le 21 juin 2008, au CRA de Vincennes, Salem Souli décédait lui aussi d’ « une crise cardiaque » selon la police.
En réalité, M. Souli, qui était asthmatique, n’avait pas reçu les soins dont il avait besoin. Le lendemain, les retenus s’étaient révoltés et le CRA de Vincennes était parti en fumée.

Les frontières tuent : des milliers de personnes sont mortes en traversant la méditerranée, d’autres décèdent lors de leur expulsion : on se souvient de Semira Adamu étouffée avec un coussin par les flics en Belgique en 1998 ou encore en 2010 de Jimmy Mubenga tué par des agents de sécurité dans l’avion qui devait l’expulser de Londres à Luanda.
En France, plusieurs sans papiers sont morts assassinés par la PAF comme Ricardo Barrientos en décembre 2002 ou Mariame Getu Hagos en janvier 2003.

Arrêt des expulsions !
Régularisation de tous les sans-papiers !
Liberté de circulation et d’installation !

Rappel : Manifestation samedi 23 août à 13h – 18e anniversaire de l’évacuation de l’église de Saint-Bernard.

Témoignages de migrants retenus au Centre de Rétention Administrative de Vincennes jeudi 22 aout :

À lire : « On ne négociera pas » : communiqué des sans-papiers grévistes de la faim du CRA de Vincennes
« Vers 18h, les flics ont dit à Abdelhak qu’il devait aller voir l’infirmière. En fait, c’étaifaux. Il est sorti de sa chambre, ils l’ont emmené à l’accueil et lui ont mis les menottes. A l’accueil, on entendait des bruits étranges, des bruits bizarres. Les gens qui étaient aux visites [au-dessus de l’accueil] ont tout entendu. Les flics lui ont mis une cagoule, un masque sur la tête. Les flics savaient qu’il allait refuser. Lors de la première expulsion ils lui avaient dit « Vous
allez devant le juge ». En fait, ils l’ont emmené à l’aéroport.‌ Il n’était pas d’accord, il a protesté et ils l’ont ramené au centre.
Hier, toute la nuit, on l’a attendu parce qu’on savait qu’il allait refuser. Son cousin a téléphoné, il était inquiet. Et puis ce matin, il nous a rappellés et il nous a dit qu’il était mort. Du coup, on fait la grève de la faim. »
« On est stressé parce qu’Abdelhak est mort. Son nom n’était pas affiché sur le tableau des expulsions. Il l’on appelé quand on était en train de faire la prière vers 18h. Dès qu’on a fini, il est descendu soi-disant parce qu’il avait une visite. Dans un local de l’accueil, les flics l’ont frappé.‌ Ils lui ont mis un casque, des menottes aux poignets et lui ont entravé les jambes. Les flics savaient qu’il allait refuser, alors ils ont fait la force avec lui. Ils avaient tenter de l’expulser une première fois le quatrième jour après son arrivée.
Il ne savait pas comment ça se passait. Il est parti tout seul, dans une petite voitrure voir le juge et pas dans une camionnette comme habituellement. Déjà les flics l’avaient menotté aux jambes et aux poignets, il a refusé l’expulsion. Dès la première fois, ils ont fait la force, ils avaient la rage contre lui. Ils font n’importe quoi avec nous ! Même ses affaires sont encore ici, son portefeuille, sa veste…
J’arrive pas à dormir, je stresse. Il dormait sur un matelas par terre, à coté de moi, je voyais sa tête. Et maintenant son matelas est vide, ça me stresse. On était décidé à tout brûler. J’ai vu la dame de l’ASSFAM et j’ai pleuré. On a décidé de faire la grève de la faim.

Posted by: | Posted on: août 14, 2014

Stupéfaction du Parti socialiste face aux images de l’interpellation d’une famille de demandeurs d’asile

Le Parti socialiste a découvert avec stupéfaction les images vidéo de l’interpellation d’une famille de demandeurs d’asile.
Le Parti socialiste s’interroge notamment sur les méthodes utilisées par les forces de l’ordre pour emmener de force une famille avec deux jeunes enfants, au petit matin.
Sans préjuger de la situation administrative de cette famille, on ne peut traiter de la sorte des personnes, en particulier lorsque leur seule faute est de n’avoir pas de titre de séjour.
Si les reconduites à la frontière des personnes séjournant sur le territoire sans titre de séjour sont nécessaires, elles doivent se faire dans le respect des droits et de la dignité des personnes.
Le Parti socialiste demande au gouvernement que toute la lumière soit faite sur cette affaire qui ne peut que choquer.

Source : http://www.parti-socialiste.fr/communiques/stupefaction-du-parti-socialiste-face-aux-images-de-linterpellation-dune-famille-de