Menton Solidarité Migrants !

Posted by: | Posted on: décembre 13, 2017
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16 Décembre, tou-te-s à Menton !

Liberté pour tou-te-s et solidarité avec les migrant-e-s :

Ouvrez les frontières !

< A l’APPEL DU COLLECTIF SOLIDARITE MIGRANTS 06, DE LA COORDINATION SANS PAPIERS 75 et DE LA COALITION INTERNATIONALE DES SANS PAPIERS et MIGRANT-E-S >

En prélude à la journée internationale des migrants, retrouvons-nous le samedi 16 décembre à Menton :

– Pour célébrer la journée internationale des migrant-e-s et donner de la visibilité à toutes les initiatives qui seront prises dans ce cadre

– Parce que cette frontière est devenue un des symboles de l’inhumanité des politiques migratoires de l’État français et de l’Union européenne et du développement de l’État policier

– Parce qu’aux mort-e-s es frontières s’ajoutent la multiplication des mesures d’enfermement et d’expulsion, les milliers de migrant-e-s à la rue, y compris des enfants et des jeunes isolé-e-s, le harcèlement policier et la chasse aux sans-papiers

– Parce que le gouvernement français, au travers de l’inscription des mesures d’urgence dans le droit commun contredit encore plus le droit d’asile et que ce même gouvernement prépare une nouvelle loi durcissant encore sa politique migratoire dans un sens liberticide

– Parce que cette région est devenue le symbole des solidarités qui existent sur tout le territoire avec les migrant-e-s. Mais elle est aussi devenue, après Calais, le symbole de la répression contre ce mouvement et les personnes solidaires

– Pour dire « ça suffit ! », pour mettre fin à l’acharnement contre les migrant-e-s et aux discours et politiques racistes et sécuritaires qui gangrènent toute notre société.

Nous manifesterons pour :

      – l’accueil des migrant-e-s

      – la liberté de circulation et de résidence (art. 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen)

      – la régularisation des sans-papiers

      – l’abrogation des accords de Dublin

      – la solidarité et l’égalité des droits pour tout-e-s

      – l’abrogation de tout « délit de solidarité » et l’abandon de toutes les poursuites contre les personnes solidaires

Ce samedi 16 décembre une manifestation aura lieu à la frontière franco-italienne contre le racisme et l’Etat policier, pour l’ouverture des frontières, la solidarité avec les migrantEs, la liberté de circulation et de résidence, l’arrêt de la répression.

A l’appel des collectifs de sans-papiers, de la Roya Citoyenne et des collectifs de solidarité de plusieurs régions elle est soutenue par plus de 150 organisations nationales et locales.

La préfecture des Alpes maritimes a dû autoriser cette manifestation qui ira à la frontière.

Des cars ont été affrétés de plusieurs régions. Des co-voiturages s’organisent des Pyrénnés  jusqu’à Strasbourg.

De Paris un premier car est désormais plein. Un deuxième car a été réservé. Il faut désormais le remplir : rejoignez-nous !

Contre la politique migratoire de Sarkozy, Hollande et Macron : mobilisons-nous !

Pour en finir avec les mortEs en Méditerranée et l’esclavage en Lybie, pour l’ouverture des frontières : manifestons-nous !

Contre le système des frontières, les grilles dans nos quartiers, l’Etat policier, la société du contrôle, des camps de rétention et des contrôles au faciès : solidarisons-nous !

Contre le racisme et pour la solidarité, pour l’accueil des migrantEs : touTEs à Menton !

Infos :

1-      Manif autorisée

La manifestation est autorisée par la préfecture. Elle partira bien de la gare de Menton Garavan et ira bien à la frontière.

Des cars sont prévus de Lyon, Grenoble, Valence, Chambéry, Montpellier, Paris. Des co-voiturages sont prévus de l’Ariège et même de Strasbourg !

C’est la première initiative nationale de rue vers une frontière.

2-      Entre 150 et 200 signataires !

Deux nouveaux signataires ce soir (13 décembre) : Attac Strasbourg et SNESUP-FSU Université de Montpellier.

Par contre le collectif des Alpes Maritimes nous informe que si des sections locales du PCF (dont le PCF 06) appellent à la mobilisation, la signature du PCF national relève d’un malentendu.

3-      Un deuxième car pour Paris !

Le premier car partant de Paris est déjà plein ! Nous avons donc décidé d’affréter un deuxième car. Il reste trois jours pour le remplir et il reste 900 euros à trouver pour pouvoir le payer :

Pour réussir cela nous avons décidé :

–          Relancer les organisations signataires.

Voilà la liste des organisations qui ont participé à ce jour :

Solidaires 500 euros, Sud éducation 300 euros, DIEL 500 euros, ATMF 100 euros, UTAC 50 euros, UJFP 150 euros, Mrap Paris 100 euros, BAAM ?, NPA 500 euros, Ensemble 300 euros, AL 100 euros, EELV 100 euros.

Il y a d’autre signataires : on vous attend !

–          L’adresse de la cagnotte à faire tourner : https://www.helloasso.com/associations/droits-ici-et-la-bas-diel/collectes/16-decembre-tou-te-s-a-menton

–          Nous rappelons que pour les migrantEs, sans-papiers et demandeurs/deuses d’asile, le trajet est gratuit.

–          Pour ceux et celles qui veulent prendre les cars de Paris et qui viennent de villes situées en dehors de la région parisienne (Lille, Le Have, Rouen, Caen, Nantes, Rennes, Amiens, Reims, etc…) et qui ont donc déjà leur voyage jusqu’à Paris à payer, les cars seront gratuits. Réservez votre place en nous informant à menton16decembre@gmail.com

–          Pour les étudiantEs, chômeurs/euses et précaires le tarif sera adapté aux possibilités à partir de 20 euros : allez vous inscrire aux adresses suivantes :

– ATMF – 10 rue Affre – métro La Chapelle ou Barbès – ouvert du lundi au vendredi de 10H à 18H00

– Librairie Le Point du Jour – 58 rue Gay Lussac – métro Censier Daubenton ou RER Luxembourg – ouvert du mardi au samedi de 10H00 à 19H00

– Librairie La Brèche – 27 rue Taine – métro Daumesnil – ouvert du lundi au samedi de 12H00 à 20H00

Si vous ne pouvez vous déplacer : envoyez un mail à « menton16decembre@gmail.com »  pour réserver.

4-      Horaires des cars de Paris

–          Départ à 21H00 de Paris vendredi 15 décembre – Place de la République – Métro République

–          Retour dimanche 17 décembre entre 9H00 et 11H00 – Place de la République

Point sur les signataires :

A l’appel du collectif Solidarité Migrants des Alpes Maritimes, de Roya Citoyenne, de la Coordination des Sans-Papiers 75 et de la Coalition Internationale des Sans-Papiers et Migrant-e-s

Premiers signataires :

Nationaux :ACORT, ACTIT, ATMF, Les Ami-e-s de la Roya Citoyenne, BAAM, Cedetim, Cercle Louis Guilloux, CRLDHT, DAL, DIEL, Droits Devant !!, Fasti, FTCR, Front Social, Gisti, MRAP, Pride de Nuit, RESF, Sortir du colonialisme, UJFP, UTAC, United Migrants, Urgence Notre Police Assassine, SAF, Union syndicale Solidaires, Solidaires étudiants, Sud Santé sociaux, Sud Education, FERC-Cgt, AL, CGA, EELV, Ecologie sociale, Ensemble, NPA, PIR

Locaux :  Alternatives et Autogestion 06, Artisans du monde 06, Attac 06, Cimade 06, Citoyens solidaires 06, Coordination Réfugiés-migrants 06 de la France insoumise, Défends ta citoyenneté, Emmaüs Côte d’Azur, Ensemble ! 06, FSU 06, LDH Comité régional PACA, LDH Nice, Médecins du Monde, MRAP 06, NPA06, Parti de Gauche 06, RESF 06, Roya citoyenne, Solidaires 06, Solidaires étudiants, Sud Santé sociaux, ADN (Association pour la Démocratie à Nice), CGT Cheminots de Nice, CGT UD 06, CGT Educ’action 06, Habitat et Citoyenneté, Librairie « Mots du monde » (Nice), PCF 06, Tous citoyens !

Cimade 05, Tous migrants (Briançonnais), MRAP Aubenas, CNT Interpro 07, Collectif Marseille en état d’urgence sociale

CIIP (Centre d’Information InterPeuples), Collectif 38 de solidarité avec les étrangers et les migrants (Resf, Rusf, Solidaires 38, CGT 38, La patate chaude, PC, NPA), LDH 38

CADR 74 (Collectif Accueil Défense Roms 74), NPA 74, CMCAS Pays de Savoie) (CE Energie 73/74), LDH Annecy, Jeunesse Contre la Haine Savoie

Collectif savoyard contre la répression (Alternatives et Autogestion 73, ATTAC 73, CGT 73, CNT 73, Ensemble ! 73, FI 73, FSU 73, LDH 73, NPA 73, PCF 73, PCOF 73, PG 73)

Collectif 69 de soutien aux réfugié-e-s et migrant-e-s, Sud Santé Sociaux 69, Sud Télécom 69, CGT Vinatier, ATTAC 69, UJFP 69, Emancipation 69, NPA 69, CGA-Lyon, PG 69, Migrations Minorités Sexuelles et de Genre, Ensemble! 69, Solidaires Etudiant-e-s 69, Collectif des Etudiant-e-s étranger-e-s, RESF 69, Collectif Palestine 69, ASTI Valence, ASTI Romans, Solidarité et Langage, Collectif de soutien aux Migrants de Bourg-en-Bresse

Collectif Bienvenue Migrant-e-s 34, RESF 34, ACAT 34, Sud-éducation 34, CGA 34, NPA 34, La Collective34, Ensemble ! 34, Assemblée contre les violences d’Etat, Cimade Languedoc-Roussillon, SNESUP-FSU Université de Montpellier

Association de soutien pour Jean-Luc Murno  son vélo, AHSETI (Le Havre), Asti 14

Collectif Justice et Libertés Strasbourg, « D’ailleurs nous sommes d’ici » Bas-Rhin, Collectif Mosellan de lutte contre la misère, Blida Rébellion, NPA 67, Attac Strasbourg

Un toit c’est un droit Rennes, AL Rennes, FI Rennes, NPA Rennes

Coordination des Sans-Papiers 75, Coordination des Sans-Papiers 92, Intégration 21, Collectif Paris 20 Solidaires avec touTEs les Migrant-e-s, Coordination contre l’esclavage en Lybie, Zone de Solidarité Populaire Paris 18, United Migrants, Solidaires Paris, Harissa sauce blanche Montreuil, AMDH-Paris.


La circulaire expulsions !

Posted by: | Posted on: décembre 4, 2017
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De MEDIAPART !

La circulaire expulsions !
Dans le cadre d’une politique anti-migratoire décomplexée, le ministre de l’intérieur a adressé aux préfet-ète-s une circulaire pour systématiser les expulsions. Cibles principales : les personnes déboutées de leur demande d’asile, les demandeur-se-s d’asile en procédure Dublin, les travailleur-se-s sans papiers.

« La lutte contre l’immigration irrégulière est une priorité de l’action gouvernementale et fait l’objet d’un suivi interministériel renforcé » :

ainsi commence le paragraphe conclusif de la circulaire aux préfet-ète-s du 20 novembre 2017, montrant que cette action doit impliquer l’ensemble des services de l’État et témoignant de la manière dont le ministère de l’intérieur peut s’immiscer dans toute l’administration.
La circulaire fixe les priorités des préfets : faire partir, expulsion ou aide au retour, puis indique les moyens à leur disposition.
Vous pouvez télécharger la circulaire du 20 novembre 2017 ici (pdf, 1.1 MB).

Les priorités en matière d’expulsion sont :
– les « étrangers menaçant l’ordre public et/sortant de prison » pour lesquels-le-s la possibilité d’émettre une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) devra être systématiquement recherchée. Recours à la notion floue de trouble à l’ordre public et systématisation de la double peine (condamnation plus expulsion pour les personnes étrangères).
– priorité des priorités, l’expulsions des ressortissant-e-s des pays tiers (extérieurs à l’Union européenne) vers des pays tiers (d’origine ou de transit), avec un accent particulier sur les personnes déboutées de leur demande d’asile dont l’expulsion devra être systématisée en s’appuyant sur une meilleure coordination avec l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration) et l’OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides).
– les demandeur-se-s d’asile en procédure Dublin, c’est-à-dire dont la demande d’asile relève d’un autre pays européen. Les préfet-ète-s sont invité-e-s à « veiller au recours à la procédure Dublin à chaque fois que les conditions sont réunies » (donc à ne pas faire usage de la clause de souveraineté qui permet d’examiner une demande d’asile même si un autre pays en est responsable) et « à un accroissement des transferts effectifs ». Usage sera fait de l’assignation à résidence, notamment dans le cadre du dispositif PRAHDA.
– les travailleur-se-s sans-papiers dont l’expulsion doit également être systématisée dans le cadre de contrôles accrus.
Le recours à l’aide « volontaire » au retour est également recommandé, y compris, dans certains cas, pour des demandeur-se-s d’asile en procédure Dublin. Elle devra être complétée d’une OQTF et le cas échéant d’une interdiction de retour en France.

Sont ensuite décrits les moyens à disposition des préfectures, pour mettre en œuvre cette politique :
– une partie des personnels supplémentaires affectés au service des étrangers des préfectures travailleront à l’organisation des expulsions – et non à l’accueil du public et à la délivrance de titres de séjour.
– une meilleure coordination territoriale et la mobilisation de l’ensemble des services concernés.
– la généralisation des « dispositifs de préparation au retour » expérimentés dans certains départements.
– une généralisation de l’enfermement en centre de rétention, une augmentation et une optimisation des places disponibles, au besoin en les complétant par la mise en place de locaux de rétention administrative (ment pour les premières 48h de rétention, la personne devant ensuite être transférée en centre de rétention; il n’y a pas dans les LRA d’association pour aider aux recours juridiques… qui doivent être faits dans les premières 48h).
– le recours à l’assignation à résidence, autre mesure privative de liberté, doit être augmenté.
– l’utilisation de toute une batterie de systèmes informatiques d’information facilitant l’optimisation des dispositifs.
– des démarches systématiques en direction des ambassades pour obtenir les laissez-passer nécessaires à l’expulsion, avec au besoin des pressions du ministère sur les ambassades et les gouvernements des pays d’origine. Pourra également être utilisé le laissez-passer européen, qui permet de se dispenser de l’accord du pays vers lequel la personne est expulsée.
– et « le recours aux moyens aériens dédiés » : « le panel des aéronefs utilisables pour des missions d’éloignement a été élargi au cours de ces derniers mois ».

En conclusion, les préfet-ète-s seront évalué-e-s en fonction de leurs résultats.

Le Ministre de L’Intérieur
Gérard COLOMB


E.Macron Annonce !  » Opération d’Evacuation d’Urgence  » en Libye

Posted by: | Posted on: novembre 30, 2017
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Libye Esclavage !

« opérations d’évacuation d’urgence des personnes victimes d’esclavage en Libye  »

Des « opérations d’évacuation d’urgence » vont être organisées pour des migrants victimes des trafiquants d’êtres humains en Libye, a annoncé Emmanuel Macron mercredi 29 novembre. La décision a été prise lors d’une réunion réunissant l’ONU, l’Union européenne, l’Union africaine et neuf pays, dont la France, à Abidjan (Côte d’Ivoire). Ces opérations doivent avoir lieu « dans les prochains jours ou semaines », selon le président français.

La réunion d’urgence dans laquelle cette décision a été prise réunissait, outre l’UE, l’Union africaine et l’ONU, neuf pays : la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Tchad, le Niger, la Libye, le Maroc et le Congo.

Des mesures d’évacuation et de lutte contre le trafic

Les dirigeants présents ont « décidé une action d’extrême urgence pour évacuer de Libye ceux qui veulent l’être », a expliqué Emmanuel Macron. « La Libye a réaffirmé son accord pour identifier les camps où des scènes de barbarie ont été identifiées. (…) Le président Sarraj a donné son accord pour qu’un accès puisse être assuré ».

L’UE, l’Union africaine et les Nations unies ont également convenu d’un « soutien accru à l’Office international des migrations » pour aider au retour des Africains qui le souhaitent vers leur pays d’origine », dès les prochains jours.

Les pays présents vont mettre en place « une coopération étroite » de leurs services de police et de renseignement « pour démanteler les réseaux et leur financement et interpeler les trafiquants ». L’UE, l’ONU et l’Union africaine se sont engagées à geler les avoirs des trafiquants identifiés, et cette dernière va mettre en place une commission d’enquête.

Une communication pour décourager les migrants

Enfin, les participants veulent aussi mettre en place une communication destinée aux Africains, pour « dénoncer la traite des humains en Libye » et « décourager ceux qui cèdent aux sirènes des passeurs ».

Dans une interview à France 24 et et RFI, quelques heures plus tôt, Emmanuel Macron expliquait déjà que l’objectif de ce sommet était de « lancer des actions concrètes militaires et policières sur le terrain » pour remonter les filières de passeurs, mais aussi aider à ramener les migrants de Libye dans leur pays d’origine, ou dans un pays susceptible de leur offrir l’asile.